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Baromètre France Num 2026 : 40 % des TPE-PME utilisent l’IA

Quatre TPE-PME sur dix utilisent déjà l’IA. L’écart se joue moins sur l’outil que sur le passage du chatbot à un usage métier.

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AZINOVE SAS team
Baromètre France Num 2026 — AZINOVE SAS : 40 % des TPE-PME utilisent l’IA

Baromètre France Num 2026 : l’IA entre dans les TPE-PME — et s’y disperse

Publié en septembre 2026 par la Direction générale des Entreprises via France Num, et mis à jour le 28 septembre 2026, le Baromètre France Num 2026 dresse le tableau le plus récent des usages numériques et d’intelligence artificielle des TPE et PME françaises. Enquête Crédoc / Centre Relations Clients auprès de 9 655 entreprises (dont 6 786 TPE), réalisée du 23 mars au 18 avril 2026.

Le chiffre qui circule dans la presse depuis fin septembre : 40 % des TPE-PME déclarent utiliser au moins une solution d’IA — +14 points en un an, et une multiplication par trois depuis 2024 (13 %). Chez les PME, le taux atteint 53 % (+19 points). La dynamique est réelle. Elle n’est pas homogène.

Ce que disent les usages

Les usages les plus fréquents restent proches de l’IA générative « de surface » :

  • génération de contenus (texte, voix ou image) : 34 % (+12 pts) ;
  • assistants conversationnels et chatbots : 24 % (+10 pts) ;
  • analyse et classification de documents : 13 % (+7 pts) ;
  • automatisation des tâches : 11 % (+6 pts) ;
  • analyse de données, prévision et optimisation des ressources : 9 % (+4 pts).

En clair : beaucoup d’entreprises ont franchi le pas. Peu industrialisent encore des usages cœur de métier. 68 % des utilisatrices jugent l’impact positif — 84 % parmi celles qui paient. Or seules 19 % des TPE-PME recourent à des solutions payantes (32 % chez les PME). Quand il y a budget, il part surtout en abonnements et licences (17 %), loin devant la formation (5 %), les développements spécifiques (3 %) et le conseil (2 %).

Des écarts sectoriels qui se creusent

Tous les secteurs accélèrent, dit France Num — mais pas au même rythme :

  • Numérique : 72 % ;
  • Services spécialisés / techniques : 60 % ;
  • Activités financières : 46 % ;
  • Bâtiment-Construction : 30 % ;
  • Transport-Logistique : 29 % ;
  • Agroalimentaire : 27 % ;
  • Agriculture : 18 %.

Ces écarts recoupent ceux du numérique en général. Ils confirment ce que l’on voit côté conseil et programmation : le goulot n’est plus seulement « connaître l’IA », c’est brancher l’outil sur un processus métier, des données propres et une responsabilité claire.

Autour de l’IA : cyber, facturation, confiance

Le baromètre ne parle pas que d’IA. 39 % des TPE-PME ont subi au moins un incident de cybersécurité sur les douze derniers mois (phishing en tête à 18 %). 53 % des dirigeants craignent la perte ou le piratage de données. Côté projets 2026-2027, 78 % prévoient des projets numériques ; la réforme de la facturation électronique arrive en tête des priorités (39 %), devant logiciels, formation, matériels — et l’IA à 18 %.

Autre signal : 71 % des dirigeants estiment encore que le numérique apporte un bénéfice réel — mais c’est −7 points en un an, avec une baisse plus marquée chez les TPE. L’équipement progresse ; la confiance, elle, n’est pas automatique.

Ce que ça change pour une PME / ETI

Trois points concrets.

  1. Mesurer où vous êtes vraiment. « Utiliser l’IA » au sens du baromètre peut vouloir dire un chatbot marketing ou un moteur de prévision intégré au SI. Pour piloter, il faut distinguer l’usage occasionnel de l’usage processé — et documenter ce qui touche des données clients ou des décisions sensibles.
  2. Passer du contenu à la valeur métier. Génération de contenus et assistants progressent vite. L’écart compétitif se jouera davantage sur l’analyse documentaire, l’automatisation bornée et la prévision — les postes encore minoritaires (9 à 13 %). C’est aussi là que le développement spécifique et le conseil (aujourd’hui 2–3 % des dépenses IA) ont un sens.
  3. Budget et formation ne suivent pas l’outil. 19 % seulement paient ; 5 % investissent en formation IA. Or le plan public Impulsion IA 2027 (annoncé le 22 septembre) et la phase 2 d’Osez l’IA poussent précisément le passage de la sensibilisation à l’action. Une PME qui veut avancer sans improvisation aligne cas d’usage, règles de données, formation ciblée — puis industrialise.

Notre lecture (AZINOVE SAS)

Chez AZINOVE SAS, on lit ce baromètre comme une confirmation de terrain : l’adoption a décollé, l’industrialisation reste rare. Quatre entreprises sur dix ont « quelque chose d’IA » ; une minorité en a fait un levier opérationnel mesurable. Pour une PME ou une ETI européenne, la question utile n’est plus « faut-il tester l’IA ? » — c’est « quel processus, quelles données, quelle responsabilité, quel ROI à 90 jours ? ».

Le Baromètre France Num 2026 donne le panorama. La suite, côté métier, reste du cas par cas.

Sources

  1. France Num / DGE — Baromètre France Num 2026 (publié 17 sept. 2026, mis à jour 28 sept. 2026) — https://www.francenum.gouv.fr/guides-et-conseils/strategie-numerique/comprendre-le-numerique/barometre-france-num-2026-le
  2. Boursorama / AFP, 29 sept. 2026 — https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/quatre-tpe-pme-sur-dix-utilisent-l-ia-en-2026-7c827991d6d2822381d29721578c4db7
  3. ZDNet, 28 sept. 2026 — https://www.zdnet.fr/actualites/tpe-pme-progressent-sur-lia-mais-en-ordre-disperse-504594.htm
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